Loisirs

Association Jeunesse Sport et Culture à Thoard

L’objectif de cette association est de donner aux enfants du village la chance de connaître le maximum de possibilités sportives et culturelles. Actuellement, les activités suivantes sont proposées :

– ECOLE DE PETANQUE
– ECOLE DE PECHE les jeudis pendant les vacances de 9h30 à 12h

-Escalade : Moyenne section, grande section, CP de 17h à 17h45

Pancrace

Adhésion 5 €.
Renseignements auprès du Président Jean-Claude FABRE
Tél : 04 92 34 83 24


Sports


PLONGEE (enfants/adultes)
Educa’plonge : 06.88.88.45.73


GYM
Adultes : le mardi de 18 h 10 à 19 h 10, à THOARD
Office intercommunal des sports (O.I.S.D.B)

 MODERN’JAZZ à MALLEMOISSON
Mercredi 17h / 18 h 15 pour les 9/13 ans
Mercredi 18h/19h pour les 14-17 ans
Mercredi 19h/20h pour les adultes le mercredi à
O.I.S.D.B
Martial LIBOA au 04.92.34.68.75


GYMNASTIQUE au Chaffaut
Gymnastique et jeux sportifs au Club 3 pommes pour 3/5 ans, le mercredi de 11 h 00 à 12 h00


TENNIS
Tennis club du Chaffaut-Mallemoisson, le Mercredi de 10 h à 12 h pour les primaires ;
14 h 00 à 15 h00 pour les collégiens
Renseignements auprès de l’office intercommunal des sports
O.I.S.D.B
Martial LIBOA au 04.92.34.68.75


USEP
à Mallemoisson
Le mardi soir, à partir de 17 h pour tous les scolaires


EQUITATION “L’arc des Duyes” (enfants/adultes)
A partir de 4 ans aux Hautes-Duyes
Marion SEGOND : 06 76 72 01 42


Pendant les vacances…

ACCUEIL DE LOISIRS (3/12 ans)
ALSH CHAPI-CHAPO à Mallemoisson
CCDB : 04.92.34.68.75

STAGES SPORTIFS (ski…)
stage de cirque,

 


Musique


Association de musique des Duyes Bléone

Cours individuels de guitare sur Thoard, Digne et Mirabeau

Cours de piano à Barras

Cours de batterie à Digne.

Contact Robert Marina : 04 92 34 86 78


Culture et Arts


Veillée tricot

Les mardis de 20 h à 22 h dans la salle Gassend.
Renseignements auprès de Nathalie DELAYE : 06 10 96 33 89


Université Populaire Rurale Ouverte
Apprendre et entreprendre en milieu rural en pays dignois
Propose des stages et des ateliers de langues, informatiques, créativité artistique, photographie, cuisine, découverte du milieu rural, balades historiques…
Renseignements et inscriptions au 09 51 61 00 89 ou 06 69 01 54 87


OGA : (Kundalini)

mailto:aurorevi@aol.com

Tous les lundis à la salle multi activitées de 18h30 à 20h


YOGA :

Les mardis à 18 h 00 chez Marilène PREVOST


MEDITATION : (Vipassana)

Tous les jeudis à 18 h30

Contact : Marie-Léa 09.53.82.59.48


CHANT PSYCHOPHONIQUE :

Un mercredi sur 2 de 18h15 à 20h15

Contact : Estelle DEIFT : 04 92 34 75 32


Association des tricoteuses :

Salle Gassend les mardis de 20h à 22h

Contact : Nathalie DELAYE : 06.10.96.33.89

Histoire et patrimoine

Antiquité

Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune de Thoard. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création.

Le sol de la commune a livré quelques objets et céramiques romains, dont notamment une inscription sur plaque de bronze découverte en 1956 au quartier de Franco, datant de 187. Elle atteste l’existence d’un municipe à Digne, l’un des seuls de toute la province romaine de Narbonnaise.


Moyen Âge

La localité est signalée pour la première fois dans les chartes au premier tiers du XIe siècle. Au Moyen Âge, la ville est fortifiée d’un mur, qui subsiste en partie, avec un donjon. La seigneurie, initialement aux Barras, se partage entre 11 coseigneurs (Barras et Baschi) à partir du XVIIe siècle, d’où le surnom de Thoard-le-Noble et plusieurs châteaux. La communauté relevait de la baillie de Digne. L’abbaye de Ganagobie possédait le prieuré Saint-Pierre-d’Albère, face au hameau des Bourres. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Rainier Rainier et Ameil Ferraud, co-seigneurs de Thoard, soutiennent Charles de Duras contre Louis Ier d’Anjou. Les ralliements successifs des villes autour de Thoard à la cause angevine, fin 1385 et début 1386, entraîne leur changement d’engagement, et ils prête hommage au jeune duc d’Anjou, Louis II, en juillet.

Les trois paroisses de la commune étaient à Thoard, Saint-Martin et Vaunavès (dont dépendait La Pérusse). L’église Saint-Martin dépendait de l’abbaye de Chardavon (actuellement dans la commune de Saint-Geniez), abbaye qui percevait les revenus attachés à cette église et relevait du diocèse de Gap, comme celle de Vaunavès. Beaucouse formait un fief distinct au Moyen Âge, réuni par la suite à celui de Thoard. Le fief de La Pène ne fusionna pas avec celui de Thoard.


Temps modernes et Révolution française

La Réforme connaît un certain succès à Thoard, et une partie des habitants se convertissent. Malgré les guerres de religion, une communauté protestante se maintient au XVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Mais l’abolition de l’édit de Nantes (1688) lui fut fatal, et elle disparut, ses membres émigrant ou étant convertis de force.

La société patriotique de la commune y est créée pendant l’été. Thoard est chef-lieu de canton à la Révolution française, et perd ce rang au début en 1801 en étant rattaché au canton de Digne.


Époque contemporaine

Le coup d’État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 14 habitants de Thoard sont traduits devant la commission mixte, plus deux de La Pérusse, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie.

Au XIXe siècle, La Pérusse est l’une des dernières communes de la région à se doter d’une école : lors de l’enquête de 1863, elle est parmi les 17 communes du département (sur 245) à ne pas en posséder. Au même moment, Thoard en entretenait trois (destinées aux garçons), dont une au chef-lieu, et une à Vaunavès. Thoard s’était aussi dotée d’une école de filles (obligatoire pour les communes de plus de 800 habitants depuis la loi Falloux de 1850). Cependant, la commune de La Pérusse construit son école dans les années qui suivent cette enquête, les lois Jules Ferry lui permettant ensuite de l’améliorer.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le sous-secteur de Thoard rassemble les maquis de Sourribes, Saint-Symphorien, Le Castellard-Melan, Barras, et le maquis de la Bouse à Saint-Estève. Des parachutages de matériel par la RAF ont lieu à Thoard. Le 14 mai 1944, après le parachutage du 12, la Gestapo arrête plusieurs sympathisants et réussit à prendre le matériel parachuté, caché dans une grotte.

Jusqu’au milieu du xxe siècle, la vigne était cultivée à Thoard. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée.

En 1973, la commune de Thoard fusionne avec celle de La Pérusse, présente dans les chartes au XIIIe siècle (Perucia). La communauté de Pérusse comptait 7 feux au dénombrement de 1315, mais est dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et est complètement désertée en 1471. Comme à Thoard, l’’église Saint-Martin dépendait de l’abbaye de Chardavon22. En 1765, la communauté reconstituée comptait 58 habitants.


Fête de la saint Blaise

Au mois de février, la fête de la saint Blaise propose des festivités sur quatre jours se clôturant le mardi par un aïoli pour le repas du midi. Il est suivi par une parodie de l’enterrement de saint Blaise : un habitant de la commune, caché par une couverture est promené dans les rues du village, allongé sur un charreton.
Le « curé », un habitant déguisé en ecclésiastique, fait l’éloge du disparu dans un discours en provençal. A la fin de celui-ci, le saint guérisseur se dresse sur son chariot, semble ne rien comprendre à l’affliction de ses concitoyens et s’étonne : Mais que faites vous là à gémir, c’est peut-être l’aïoli qui vous a fait mal ? Faites partir la musique et faisons le tour de la ville. Et le cortège farfelu repart alors dans les bars au son de l’accordéon et autres instruments de musique. La soirée se termine par un bal costumé.

Évènements

Deux points forts marquent l’année

Liste des événements actuels.

Fête de la saint Blaise

Au mois de février, la fête de la saint Blaise propose des festivités sur quatre jours se clôturant le mardi par un aïoli pour le repas du midi. Il est suivi par une parodie de l’enterrement de saint Blaise : un habitant de la commune, caché par une couverture est promené dans les rues du village, allongé sur un charreton.
Le « curé », un habitant déguisé en ecclésiastique, fait l’éloge du disparu dans un discours en provençal. A la fin de celui-ci, le saint guérisseur se dresse sur son chariot, semble ne rien comprendre à l’affliction de ses concitoyens et s’étonne : Mais que faites vous là à gémir, c’est peut-être l’aïoli qui vous a fait mal ? Faites partir la musique et faisons le tour de la ville. Et le cortège farfelu repart alors dans les bars au son de l’accordéon et autres instruments de musique. La soirée se termine par un bal costumé.

Foire aux agnelles et aux béliers

Cette année la foire aux agnelles aura lieu le 26 octobre 2019
Les visiteurs peuvent y admirer la « fleur » de l’élevage ovin du département, baptisée par les éleveurs « la Préalpes du sud ». Cette manifestation agricole est également prétexte à un grand marché provençal.

Festivités variées

– Le lundi de Pâques, une chasse à l’œuf est préparée pour les enfants, suivie d’un repas champêtre au jardin d’enfants du quartier de la Chaumasse
– Le 13 juillet, un repas est organisé sur la place, suivi du feu d’artifice et d’un bal

À visiter et à voir

La bibliothèque municipale

Rue du col – tél. : 04 92 34 83 44

Cotisation de 15 € par an et par famille : prêt de livre, CD audio, jeux, DVD
Consultation sur place – divers guides et fonds régional- animations ponctuelles
Horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 15 h à 18 h 30 et dimanche matin de 10 h 30 à 12 h
Ouverture en été : juillet et août fermeture à 19 h
bibliotheque.thoard@wanadoo.fr

Patrimoine

 

Outre le donjon-clocher du XIIème siècle, classée monument historique et l’église notre Dame de Bethléem qui domine le vieux bourg, la commune possède plusieurs chapelles dont certaines ont été restaurées :

Chapelle sainte Madeleine qui domine le village sur son piton rocheux. Elle a été restaurée par la Réserve Géologique de Haute Provence et abrite une œuvre d’Andy Goldworthy.

Chapelle saint Martin. Elle se situe sur l’autre versant de la vallée, en face du village et est jouxtée par un cimetière.

Chapelle de Vaunavès dans le quartier du même nom.

Chapelle saint Joseph  datant du début 17ème siècle, perchée à plus de 1200 mètres d’altitude située au dessus du quartier de la Pérusse, accessible uniquement à pied. Une source permet de s’y désaltérer. Un pèlerinage y est effectué chaque année début août. Les nombreux ex voto attestent des miracles, accomplis suite aux pèlerinages et au recours à St Joseph.

En remontant vers la crête la vue est à 360 ° sur la vallée de la Durance, et les montagnes lointaines. L’accès peut se faire par VOLONNE, La Pérusse ou Beaucouse.

Une tradition ancienne voulait que les filles souhaitant se marier dans l’année, devaient arracher avec les dents une écharde de la croix en bois située à proximité de la chapelle.

Vous trouverez également sur le village une fontaine ancienne restaurée et plusieurs lavoirs à découvrir au fil de vos promenades.


Découvrez nos différents sentiers pédestres :

 

Sentier pédestre PR5

Itinéraire : circulaire
Point de départ : carrefour de la route de Beaucouse
Commune traversée : Thoard
Temps de parcours : 5 h 10
Dénivelée : 600 m de montée et 570 m de descente
Cet itinéraire offre un panorama sur la vallée du Vançon, Lure, Ventoux. D’autre part, il passe à proximité de la chapelle Saint-Joseph.

 

DESCRIPTIF DU PR5

1) Le départ de la randonnée se situe au croisement des routes de La Pérusse et de Beaucouse. S’engager sur cette dernière.
(On laisse à main droite, au second lacet, l’accès à Vaunavès).

2) Dépasser la route goudronnée qui pénètre dans la ferme et continuer sur un large chemin qui débute derrière celle-ci, passe entre des terres cultivées puis effectue quelques lacets pour poursuivre sur la crête même.

3) À l’approche de la crête principale barrant l’horizon au Nord-ouest, s’engager à gauche sur un sentier descendant progressivement jusqu’à la chapelle Saint-Joseph (abri possible, source).

4) Continuer ensuite pendant 250 m sur le sentier balcon. Le délaisser alors au profit d’une petite sente partant à main gauche en traversée et rejoignant une crête secondaire. Descendre par celle-ci à travers une chênaie clairsemée. La pente abrupte au début, s’atténue quelque peu par la suite.

5) Le sentier part soudainement à droite en direction du ravin de La Pérusse, effectuant quatre lacets en versant Sud.

6) Parvenu au ravin, descendre en rive gauche pour aboutir sur une route. Tourner à droite pour aller à La Pérusse.

7) Suivre enfin la route longeant le ravin de La Pérusse d’abord en rive droite puis très vite en rive gauche. Celle-ci ramène au point de départ.

LA FÊTE DE LA SAINT-JOSEPH
Le 15 août, un pèlerinage prend la direction de la chapelle Saint-Joseph-de-la-Pérusse. Après la messe et un repas champêtre, la procession va bénir une croix, censée guérir les personnes ayant des difficultés pour marcher. Ce pèlerinage remonte aux temps anciens. De nombreux cas de guérison sont cités comme celui d’une muette de naissance âgée de 22 ans, dans les années 1824, qui en parlant d’une voix aussi claire que celle de ses compagnes revint au village de Saint-Estève.

Au lendemain de la guerre de 1914-18, la chapelle Saint-Joseph menaçait ruine et abandon. En 1920, sous l’impulsion de M. l’abbé Barrabier, curé de Thoard, les pèlerinages recommencèrent parallèlement à une sommaire   restauration. En 1925, M. l’abbé Bayle poursuivit l’œuvre  de son confrère décédé. Mais au printemps de 1932, la ruine totale fut imminente. Afin de remettre en état le Sanctuaire, un véritable campement s’installa dans la « montagne » pendant trois semaines consécutives.  Toujours avec le concours de nombreux bénévoles, les travaux continuèrent durant l’année 1933. La bourrique de la Pérusse demeure légendaire. Cette brave bête mit tant d’ardeur à porter sur son dos, jusqu’à la chapelle, tous les matériaux nécessaires qu’on la surnomme encore aujourd’hui « la rapide de La Pérusse à la chapelle ».

C’est ainsi que le 6 juillet 1933 , entre 4 et 5 heures du matin retentissent des cris dans la direction de Thoard. La chapelle remise en état accueille les pèlerins qui scandent :

Veici Thouar, la capitalo
Thouar, la testo doù quartié,
Eme l’ardour prouvençalo
Arribo l’un des proumié.

Puis jusqu’à 9 heures, des groupes se succèdent venant de Vaunavès, de Saint-Martin, de Saint-Estève, de Volonne, de Digne, d’Entrages, des Mées, de Sisteron, de Sourribes, du Castellard, de la Robine… Ils sont 300 qui respectueusement baisent la croix des miracles.

Concluons avec l’histoire d’Adeline Magaud. Partant d’Ainac, après de longues heures de marche, elle arrivait avec sa mule blanche à la tombée du jour. La cloche du sanctuaire sonnait joyeusement pour la doyenne des pèlerins. En 35 ans elle ne manqua qu’une seule fois son pèlerinage et à plusieurs reprises, pendant la guerre, elle se retrouva seule à prier et repartit tranquillement le lendemain.

Sentier pédestre PR4

Itinéraire : circulaire
Point de départ : place de Thoard
Communes traversées : Thoard (passages sur la commune de Courbons et sur celle de Champtercier)
Temps de parcours : 4 H 05
Dénivelée : 370 m de montée et 365 m de descente
Cet itinéraire emprunte en partie l’ancienne voie de liaison qui reliait Courbons Digne et Champtercier. Il passe dans les pâturages.

 

DESCRIPTIF DU PR 4

1) Depuis la pace de Thoard, suivre le PR 2 jusqu’à la grosse ferme du Thoron (en longeant le Riou jusqu’à la première bifurcation).

2) Laisser à main droite le chemin qui descend au quartier du Serre et continuer par celui qui conduit à la bergerie du Loup.

3) Depuis la bergerie se diriger en direction du sud-est vers l’unique peuplier du vallon. Traverser ce dernier et monter jusqu’à la croupe descendant du sommet du Vachon.

4) Retrouver alors un bon sentier balcon débouchant à un col sur un large chemin. Descendre à droite par ce dernier pour atteindre le carrefour boisé du col de Peipin.

5) S’engager alors à droite sur le chemin ombragé menant à la route départementale 3 (D 3).
Le chemin descend jusqu’au lieu dit « pètre » en coupant les principaux lacets de la route.

6) Suivre enfin la D 3 jusqu’au carrefour, situé à proximité du pont des Duyes. Continuer alors jusqu’à Thoard en suivant à droite la D 17

UN DOCUMENT D’ARCHIVE
En 1769, la communauté de Thoard écrit à Messieurs les Procureurs du Pays de Provence à cause des crues du Riou. Ce texte, reproduit ci-après, permet de saisir le dénuement de nos aïeux face aux catastrophes naturelles. L’orthographe et le style de 1769 sont conservés. Les termes peu sûrs sont entre accolades:

à  Messieurs les Procureurs du Pays de Provence

Messieurs,

La communauté de Thoard a l’honneur de vous representer qu’ayant été exposée depuis longtemps à des ravages considérables par différens torrens qui ont anporté leurs meilleurs fours et particulièrement le torrent dit « Lie » riou qui menace après avoir détruit les fours d’anporter le village. Sur les representations que nos seigneurs principaux ont faites à ce sujet Messieurs de la province ayant bien voulu se porter sur les lieux et reconnaître tous nos dangers et nos pertes nous ont fait la grace de tandre une main secourable à la communauté ; pour luy aider a faire des massifs qui couvrent la tête du village ; et accorder la somme de deux mille trois cens livres pour fournir au tiers de l’ouvrage auquel les seigneurs contribueront pour un tiers et la communauté pour la somme de six mille neuf cens livres qui sera employée tant par les graces que la province a bien voulu nous faire que par la contribution de Seigneurs et de la communauté il y aura a paine de quoy faire la moitié de l’ouvrage qui serait necessaire pour couvrir le village et le mettre a l’abry du danger.

Ce qui nous porte a supplier tres humblement Messieurs les Procureurs du Pays qui sont les vrays peres de la patrie de nous faire la grace de nous continuer leurs secours d’une somme pareille a celle qu’ils ont bien voulu acorder ce qui joint à la contribution égalle des Seigneurs et de la communauté nous metrait a l’abry du danger de voir le centre et le bas du village anporté, le peril en ayant été si evident qu’après que les particuliers avaient perdu leurs fours anportés par le torrens ils ont apres négligé de relever leur maison dont pres de la moitié étaient abandonnées et que ce n’est que depuis l’aide secourable que Messieurs de la Province ont eu la bonté de nous accorder que nous voyons deja quelques particuliers se rassurer et commencer à faire quelques réparations tant à leurs maisons qu’au peu de terrain qui leur est resté.

Nous suplions tres humblement Monsieur le marquis des « pennes » premier procureur du pays d’acorder sa protection paternelle a une communauté qui avec ses secours pourrait se retablir et nous ferons continuellement des « messes » pour sa santé et prosperité etant avec le plus profond respect.

Sentier pédestre PR3

Itinéraire : linéaire, aller-retour
Point de départ : place de Thoard
Communes traversées : Thoard – Haute-Duyes
Temps de parcours : 2 heures 30
Dénivelée : 530 m de montée et 530 m de descente
Cet itinéraire offre un point de vue exceptionnel sur la vallée. Passage partiel en sous bois agréable (hêtraie).
On suit le balisage jaune et rouge de la GTPA (Grande Traversée des Préalpes).

DESCRIPTIF DU PR 3

1) De la place de Thoard, s’engager sur la route du relais Sainte-Madeleine, sur la rive droite du Riou. La suivre jusqu’au col.

2) Continuer alors tout droit sur un large chemin qui après être resté de niveau sur 250 mètres s’élève en lacets de manière abrupte. Ensuite, le chemin continue sous une belle hêtraie pour atteindre le col de la Croix.

3) La descente sur Thoard s’effectue par le même itinéraire qu’à la montée.

4) DIVERTICULE (balisage jaune)
En redescendant vers le village, peu après un monument commémoratif érigé à main droite, délaisser la route au profit du chemin partant dans le lacet. Celui-ci conduit au lit d’un torrent. Le remonter jusqu’à observer à main gauche un ancien four à plâtre, puis jusqu’à buter sur une falaise de gypse.

LES MOULINS ET LA GYPSERIE

Depuis plus d’un demi-siècle, les moulins ne tournent plus dans la vallée de Thoard. Celui de M. Beaudun fut le dernier à fonctionner. Autrefois, il existait quatre moulins à grains, dont un aux Bourres et au Planas. On peut en observer les ruines.  Avant d’être utilisés pour la construction, les noyers étaient fréquents dans la vallée. C’est pourquoi un moulin à huile de noix fonctionnait à Vaunavès.
Le moulin à plâtre, quant à lui, ou four à plâtre servait à cuire le gypse (plâtre rose) extrait de la carrière de gypse de la montagne du Siron. On peut encore l’observer aujourd’hui et c’est l’objectif du diverticule qui est proposée dans le PR 3. Le gypse était abondant et constituait un matériau très solide après la cuisson qui servit à construire la plupart des maisons de la vallée et notamment de merveilleuses cheminées de gypserie ornant les châteaux.
Ce four à plâtre a cessé d’être utilisé peu avant la dernière guerre. Il se limitait uniquement aux besoins de la vallée de Thoard, les autres communes et même des particuliers possédant leur propre four à gypse.

Sentier pédestre PR2

Itinéraire : circulaire
Point de départ : place de Thoard
Commune traversée : Thoard
Temps de parcours : 2 heures
Dénivelée : 160 m de descente et 160 de montée
Cet itinéraire offre une vue plongeante sur le village. Il permet la découverte des cultures de la vallée et la longue crête barrant l’horizon.

 

DESCRIPTIF DU PR 2

1) De la place de Thoard, s’engager sur la route du relais Sainte-Madeleine et la suivre sur 650 m
2) Au carrefour, la quitter pour traverser le Riou à droite et atteindre les quelques maisons du lieu dit « Le Gazon »
3) Le chemin continue à monter, passe à proximité d’une source captée, d’une ruine et débouche à la grosse ferme du Thoron
4) Au carrefour situé juste en aval de celle-ci, s’engager à droite sur le chemin qui descend en larges lacets au quartier du Serre et à la D 17.
5) Remonter alors à droite par celle-ci jusqu’à Thoard

CULTURE DANS LA VALLÉE DES DUYES

Autrefois les cultures étaient très diversifiées pour alimenter les populations locales et les villes voisines (Digne, Sisteron).

Les cultures prépondérantes étaient :
Le blé, les amandes, les noix pour faire de l’huile, les pruneaux et le vignoble jusqu’à sa destruction par le phylloxéra.
D’autres productions plus récentes sont aujourd’hui abandonnées.
Ainsi la poire d’hiver dite la poire curé était cueillie à l’automne, conditionnée et surveillée jusqu’à sa maturité vers la Noël. Elle était vendue à ce moment-là. La concurrence des poires des vallées plus fertiles a ruiné le verger de poires curé.
L’élevage du vers à soie fut de courte durée mais permit de freiner l’exode rural grâce à des revenus conséquents.
La lavande « vraie » créait également de nombreux emplois depuis sa cueillette jusqu’à la distillation. Même les terrains particulièrement pauvres lui convenaient.
Actuellement l’agriculture s’est fortement mécanisée pour produire sur les terrains plats des fonds de vallées, outre le lavandin, la sauge et aussi les céréales. Les pentes arides sont réservées à l’élevage ovin, caprin ou chevalin.

Sentier pédestre PR 1

Itinéraire : circulaire
Point de départ : place de Thoard
Commune traversée : Thoard
Temps de parcours : 1 H 30’
Cet itinéraire offre de très beaux panoramas sur le village de Thoard et sur la chapelle de Saint-Martin.

 

 

 

Descriptif du PR1

1)De la place de Thoard, descendre vers le nord par la route départementale 17 ( D 17 ). Franchir le pont des Duyes et continuer jusqu’au carrefour très proche du Planas.

2)S’engager à gauche sur la route sur la route départementale 3 ( D 3). La vue sur la chapelle Saint-Martin à droite est agréable ; une petite route y conduit.

3)Parvenu au carrefour des deux routes départementales, bifurquer à gauche sur la D 17 qui permet de revenir à Thoard.

LE ROCHER DE LA SAINTE-MADELEINE OU L’HORLOGE DE PIERRE

Depuis les temps anciens, sur le rocher de Sainte-Madeleine qui fait face à Thoard, l’ensoleillement relatif est le signal de la rentrée à la ferme pour le dîner. Il s’agit d’un rocher cubique qui se dresse au nord-est du village à environ 1,5 kilomètre. Sa forme particulière et sa position en font une indication précieuse sur l’avancement de la journée. En effet, l’ombre du rocher s’allonge le matin sur les pentes voisines, puis se rétrécit progressivement. À midi juste, le soleil vient éclairer la roche rougeâtre. Cette fantaisie de la nature, dernier refuge des rayons du couchant, indiquait aux ouvriers agricoles et aux nombreuses équipes de moissonneurs qu’ils devaient cesser le travail dès que l’ombre en léchait les bords. Ce rocher est aujourd’hui dominé par le relais de télévision, signal d’un autre ordre moins poétique. Autrefois il existait une chapelle, lieu de pèlerinage, au sommet de ce rocher. Voici une anecdote concernant le pèlerinage de juillet 1737 à la chapelle Sainte-Madeleine de Thoard : La procession de la confrérie des Pénitents Blancs de Thoard se déroula sans incident jusqu’à ce que, les pèlerins se reposant après la messe, le curé demande à Joseph Julien de sonner la clochette pour faire repartir celle-ci. Jean-louis Duport, coseigneur de Thoard déclara que le carillonneur méritait 50 coups de pieds ou 50 coups de bâtons parce qu’il lui avait manqué de respect compte tenu des égards dus à son rang. Invoquant le lieu et les circonstances du différend, les frères parvinrent à calmer le sieur Duport. Néanmoins, dans les heures qui suivirent, celui-ci chercha à battre le « manant » à plusieurs reprises. Il lui tira deux coups de pistolet sans l’atteindre. Le pèlerinage n’existe plus mais la chapelle Sainte-Madeleine va être restaurée par la réserve géologique de Haute Provence. Une ouvre d’Andy Goldsworthy y est déjà installée.